définition¶
Un cadre de pensée pour mieux comprendre les interactions sociétés - environnement
« ‘Social-ecological systems’ (SES) is an emerging [[concept]] for understanding the intertwined [[nature]] of human and natural systems in this new, interconnected and interdependent way. » (Biggs et al., 2021, p. 5) (pdf) « Il offre une perspective interdisciplinaire qui intègre les aspects humains et environnementaux des problèmes contemporains. » (Pellegrin, p. 30) (pdf)
brainstorming¶
qu’est-ce qu’il me vient en tête quand je pense à cette notion :
déjà décomposer en différents mots
socio
[[sociologie]]
discipline parmi les [[SHS]] / humanités
[[qui]] a vocation à étudier les rapports entre les groupes sociaux
social
relations entre les gens
interactions
quand on parle de [[social]], il y a aussi un peu la [[notion]] de bien
genre quand on dit “je fais pas dans le [[social]]”, quand un commerçant dit ça c’est pour dire qu’il ne [[fait]] pas de cadeau, pas pour dire qu’il n’interagit pas avec les autres
la [[notion]] de groupe aussi elle vient vite
et avec elle les [[notions]] de valeur / de culture / d’[[histoire]] collective
éco
écologique
les trucs verts
le vivant
la [[nature]]
le reste de l’environnement non vivant ? genre eau, minéraux, air ?
[[écologie]]
science des interactions entre les espèces vivantes / de leur répartition / des systèmes
[[écologie sensorielle]] = quel angle d’attaque on prend pour appréhender les phénomènes
plutot les flux matériels / énergétiques ?
plutot les flux d’information ?
est-ce que dans la démarche [[COMMOD]] il n’y a pas un peu un même truc de décalage du point de vue ?
genre au lieu de modéliser des trucs très matériels
genre destructrion / matière / énergie
ou leur corrolaire monétaire (genre argent)
on essaie de modéliser quelque chose d’autre (de représenter quelque chose d’autre)
genre des relations de pouvoir (au sein des acteurs / parties prenantes)
des valeurs implicites => ça me [[fait]] grave penser à la partie de mon [[mémoire]] sur l’éthique intrinsèque / extrinsèque etc => ça peut grave aller dans ma fiche / [[article]] sur l’intérêt de la démarche [[COMMOD]] [[Justifier l’ancrage méthodologique COMMOD]]
Un [[plan]] un peu comme ça
les [[modèles intégrés]] , et plus généralement les simulations numériques quantitatives, offrent un point de vue particulier sur le problème
monétarisation = flux de matière, d’énergie
ce point de vue ne permet pas de décrire les mécanismes de l’ adaptation
processus politiques = flux d’information, de valeurs
il faut donc d’autres modèles pour décrire les mécanismes d’ adaptation
des modèles [[qui]] permettent de représenter les flux d’information, de valeurs
J’ai relu la partie de mon [[mémoire]] sur les trois formes d’éthique et je suis pas si convaincu que cette approche précisement soit pertinente. En revanche, je pense que le reste de la partie épistémo de mon [[mémoire]] pourrait être intéressant pour cette partie
des arbitrages entre différentes options (de politique publiques) ou de valeurs
quelque part je pense que c’est une bonne partie de mon socio-écosystème :
(relation de) pouvoir
valeurs
arbitrages
Oui, il y a clairement un décalage d’éléments concrets, matériels, quantifiables / mesurables, vers d’autres éléments de [[type]] beaucoup plus normatifs
=> C’est [[quoi]] le lien entre [[COMMOD]] et [[Science post-normale]] ?
[[système]]
il faut détruire le [[système]], dit toujours Marine Le Pen
ensemble d’éléments [[qui]] sont en interaction les uns avec les autres
l’énorme classique “le [[système]] est plus que la somme de ces éléments”
la pensée systémique
qu’est-ce que ça peut être tout ensemble du coup ?
le [[système]] [[qui]] comprend les [[écosystème]]s et les systèmes sociaux
mais du coup c’est bizarre, ça ressemble juste à dire que les humains sont partie de l’écosystème
ça ressemble à la distinction [[nature]] / [[culture]]
historique¶
une tradition interdisciplinaire issue de groupes informels de recherche, qui s’est structurée peu à peu
« Studying the history of ideas and events that informed our current understanding of [[SES]] reveals that foundational [[SES]] scholars worked in groups of interdisciplinary research projects or networks such as the Resilience Alliance (RA) network, the Millennium Ecosystem Assessment (MA) and newly created international institutes to address the wide-ranging challenges posed by the aspirations and challenges of achieving sustainability. Interdisciplinary collaboration in the early 1990s and 2000s allowed the ideas of leading complexity scientists (Holland 1995), physicists (Gell-Mann 1994; Prigogine 1996), biologists (Rosen 1991; Kauffman 1993), ecologists (Levin 1998, 2000; Holling 2001) and economists (Ostrom 1990; Arthur 1999) to converge at places like the International Institute of Applied Systems Analysis (IIASA) in Austria, the Santa Fe Institute in New Mexico, USA, and the Beijer Institute of Ecological Economics in Sweden. » (Biggs et al., 2021, p. 28) (pdf)
caractéristiques¶
Un changement de [[paradigme]] récent
« In most scientific disciplines, humans and [[nature]] have been treated as separate entities (Folke et al. 2016). Ecology, for example, has often viewed [[social]] systems only as external drivers of ecosystem dynamics (Carpenter et al. 2012; Cumming 2014), whereas economics and other [[social]] sciences have considered natural systems simply as resources for extracting capital gains or providing a basis for livelihoods (Gunderson and Holling 2002; Berkes, Colding, and Folke 2003). » (Biggs et al., 2021, p. 4) (pdf) « Scholars in different disciplines are increasingly viewing human systems as interdependent, inseparable and intertwined with ecosystems, embedded within and dependent upon the biosphere and the broader Earth system (Folke et al. 2016; Reyers et al. 2018; Schlüter et al. 5 [[1]] – What are SES and SES research? 2019) » (Biggs et al., 2021, p. 4) (pdf)
Une forme d’unité et d’interaction entre les systèmes sociaux et naturels : une forme particulière de [[systèmes complexes]] adaptatifs
« The [[concept]] of SES is based on the [[notion]] that ‘the delineation between [[social]] and natural systems is artificial and arbitrary’ (Berkes and Folke 1998), emphasising that people and [[nature]] are intertwined. [[Nature]] no longer merely sets the space in which [[social]] interactions take [[place]]; likewise, people are not just an external driver in ecosystem dynamics (Folke et al. 2011; Schoon and Van der Leeuw 2015). Social-ecological systems are therefore not merely [[social]] plus ecological systems, but cohesive, integrated systems characterised by strong connections and feedbacks within and between [[social]] and ecological components that determine their overall dynamics (Folke et al. 2010; Biggs, Schlüter, and Schoon 2015). » (Biggs et al., 2021, p. 5) (pdf) on remet en question la distinction nature / culture « En adoptant une approche systémique, ce cadre permet d’appréhender la dynamique des relations entre les acteurs humains, les institutions, les processus écologiques, et les facteurs économiques. » (Pellegrin, p. 30) (pdf) ici c’est vraiment la relation entre les éléments du système qu’on met en évidence
Une [[Méthodologie]] particulière
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(Biggs et al., 2021, p. 10)
« A recent [[Review]] by Preiser et al. (2018) identifies six organising principles of complex adaptive systems that help to further inform our understanding of the [[nature]] of SES.
les relations sont le plus important
The first is that such systems are constituted relationally, i.e. the relations and interactions between the components of the system are more important to understanding the properties and behaviour of an [[SES]] than the properties of the individual components of the system themselves. This recognition highlights the need to shift from a traditional reductionist scientific approach, which aims to understand a system by breaking it down into its component parts, to a systems-based approach that focuses on system interactions rather than system components (see Chapter 2). Reinette Biggs et al. 6
=> opposition face au [[réductionisme]]
capacités d’adaptation du [[système]]
The second principle is that SES have adaptive capacities. The many interrelations in the system create feedback processes that enable an SES to continuously adjust and adapt to changing conditions, brought about either by the system itself or by external forces. Through this process of adaptive change, unique trajectories of development emerge that contain specific historical legacies. These legacies and ‘memories’, in turn, constrain and shape future development options and possibilities.
non linéarité des effets
The third critical feature of SES is that the dynamic interactions within the system are often non-linear, meaning that small changes can lead to large and surprising effects, or vice versa (Levin et al. 2013). This behaviour is caused by feedback loops that either dampen or amplify system changes and perturbations, and can trigger regime shifts – large, persistent, and often sudden and unexpected reorganisation in the structure and functioning of an SES, such as soil salinisation, ice-sheet collapse or a shift from collaborative institutions to regulate use of common-pool resources to overharvesting (Scheffer et al. 2001; Lade et al. 2013; Biggs, Peterson, and Rocha 2018). Changes leading to regime shifts, and different regime shifts themselves, are often connected across scales, and can lead to cascading regime shifts at different scales (Rocha et al. 2018). Similar non-linear processes underlie transformations – intentional actions that aim to trigger fundamental reorganisation of an SES to create more sustainable and equitable outcomes (Olsson, Galaz, and Boonstra 2014). Enabling such transitions usually involves working at multiple scales to weaken dominant relationships and structures in a system, while at the same [[time]] developing new ‘shadow’ networks and processes that can take their [[place]] when a crisis or opportunity for change emerges (Olsson et al. 2006; Pereira et al. 2018).
pas de frontière [[Claire]]
The fourth feature is that SES do not have clear boundaries. Due to extensive interactions and connections between an SES and its broader environment, it is very difficult to discern which components belong inside the system and which belong to the broader environment. Deciding on system boundaries therefore often depends on the purpose of the study and the perspective of the observer (Cilliers 2001).
dépendance au [[contexte]]
Linked to this is the fifth feature, namely that SES are context dependent. As the context changes, the system will change and elements in the system may take on a different role or [[function]]. Many SES, for example, have through learning and experience developed strategies and institutions that are dormant but that can easily be revived when the context changes, such as in situations of resource scarcity or shocks and stresses (Berkes and Folke 1998).
difficulté à prédire
Finally, SES are characterised by complex causality and emergence. Cause and effect in SES are not unidirectional or linear, but are marked by complex recursive causal pathways. Social-ecological systems therefore cannot be understood nor can their behaviour be predicted based solely on information relating to their individual parts. Many emergent system properties are inherently unpredictable as they involve non-linear effects, learning, evolution, novelty and innovation. Although SES can be influenced, and aspects of these systems can be understood and navigated, these features make prediction and control of SES very difficult, if not impossible. » (Biggs et al., 2021, p. 5) (pdf)
si c’est difficile à prédire, ça ne sert pas forcément à quelque chose de faire de gros modèles quantitatifs
impossibilité de dériver des loi d’un [[système]] (car context-dépendant)
« Intertwined [[SES]] cannot be understood from within a single discipline, and the context-dependent [[nature]] of systems means that generalisable laws are not easy to derive, or even appropriate, to use in [[SES]] research. » (Biggs et al., 2021, p. 47) (pdf)
iterations : aller-retours entre le monde réel et le monde virtuel
« Nous avons un double processus de traduction et d’interprétation : traduction du monde réel vers le monde virtuel afin d’assurer un minimum de représentativité, interprétation de ce qui se passe dans le monde virtuel pour le monde réel afin d’interpréter les résultats de simulations en modalités d’action dans le monde réel. Ce double processus de traduction et d’interprétation constitue un des moteurs essentiels de la modélisation d’accompagnement : une évolution du monde virtuel amène à de nouvelles simulations et à l’opportunité d’en discuter leur signification pour le monde réel, les changements induits sur le monde réel ou au minimum sur les points de vue des acteurs sur celui-ci amènent à réviser sa représentation dans le monde virtuel. » (Étienne, 2010, p. 25) (pdf)
Ce sont ces aller-retours qui font que la discussion déclenchée dans la modélisation a des conséquences concrète, en termes de [[politiques publiques]] notamment
Différents composants
« Ses principaux composants incluent :
Les acteurs humains :
individus, communautés, organisations, gouvernements, entreprises, etc., qui interagissent et influencent les processus sociaux et écologiques.
les protagonistes agissent sur la ressource ou sur la relation entre les autres acteurs et la ressource
« une posture, une attitude par rapport à la manière d’aborder une question et un terrain donnés, prenant en compte les différents types de savoirs et de perceptions en présence, ainsi que l’usage de certains outils. » (Étienne, 2010, p. 21) (pdf)
6 catégories d’acteurs :
ceux du système
profane
« La catégorie « profane » correspond à des personnes dont la connaissance sur le système est issue de leur expérience empirique du monde, non nécessairement formalisée ni explicitée. Elle est empruntée au monde des forums hybrides (Callon, 1986) qui vise à symétriser la prise en compte des différents types de savoirs. » (Étienne, 2010, p. 23) (pdf)
- chercheur« La catégorie « chercheur » correspond à une connaissance académique, organisée et validée selon des formats codifiés, souvent fondés sur l’expérimentation, construite dans une analyse externe et formalisée, et vouée à être mise à l’épreuve dans l’étude de cas. » (Étienne, 2010, p. 23) (pdf)
- technicien« La catégorie « technicien » correspond à une connaissance formalisée, mais essentiellement fondée sur la connaissance et la typologie d’un grand nombre de situations, et sur des données techniques spécialisées. Ce sont des acteurs qui en général ne sont pas directement concernés par la question traitée, mais peuvent apporter, à un moment donné, leur savoir, leur expertise sur le fonctionnement d’une partie du système. » (Étienne, 2010, p. 23) (pdf)
- institutionnel« La catégorie « institutionnel » correspond à une connaissance plus politique ou économique du système. Elle regroupe des personnes qui ont une certaine connaissance des enjeux de développement et des activités menées par les acteurs locaux, et qui ont aussi des objectifs de pilotage du système. » (Étienne, 2010, p. 23) (pdf)
- ceux de commod
- comodien (extérieur au système)
- étudiant (= apprenti commodien, extérieur au système)
- les non-humains
- artefacts = traditions, accors« Par artefact, nous considérons tout élément stabilisé, au moins de manière transitoire, qui peut faire référence pour un groupe d’acteurs, ou être le support de leurs interactions. » (Étienne, 2010, p. 24) (pdf)
le modèle ?
Les ressources :
les éléments de l’environnement tels que l’eau, l’air, le sol, la biodiversité, etc., qui soutiennent la vie humaine et les activités économiques.
Les institutions :
les règles, les normes, les lois, les politiques et les mécanismes de gouvernance qui régissent les interactions entre les acteurs et la gestion des ressources.
Les processus écologiques :
les flux d’énergie, les cycles biogéochimiques, les dynamiques des écosystèmes, etc., qui déterminent la santé et la résilience des environnements naturels. Par ailleurs, ces composants interagissent entre eux au sein dʼun contexte évolutif. » (Pellegrin, p. 31) (pdf)
lie des élements et des échelles entre eux
« In particular, it shifts the focus to understanding how macrolevel system properties emerge from the interactions of microlevel entities and their external environment, rather than separating [[social]] and ecological components and studying them in isolation (Levin et al. 2013; Preiser et al. 2018). It also emphasises the dynamic interplay of rapid and gradual change (fast and slow variables), and the critical importance of multi- and cross-scale interactions across space and [[time]] in forging different pathways of change and options for the future » (Biggs et al., 2021, p. 6) (pdf)
grosse emphase sur la reflexivité (humilité ?) de ce [[qui]] est connaissable ou non
« Finally, the properties of complex adaptive systems emphasise the need to expect and embrace surprise and uncertainty, to be reflexive and acknowledge the limits of what is knowable or controllable in SES. » (Biggs et al., 2021, p. 6) (pdf)
Une discipline orienté problème et [[politiques publiques]]
« Social-ecological systems research is largely problem-oriented, with a strong focus on informing sustainability [[policy]] and practice (Fischer et al. 2015; Folke et al. 2016), playing a particularly significant part in the development of resilience and adaptive governance approaches » (Biggs et al., 2021, p. 7) (pdf)
une forme de [[système]] complexe adaptatif => très lié à la [[notion]] de complexité
« [[SES]] can be characterised as intertwined complex adaptive systems (CAS) » (Biggs et al., 2021, p. 27) (pdf)
approche [[méthodologique]]
questions possibles « [[1]]. Social-ecological dimensions (e.g. human–nature interactions, values and relational values, stewardship, resource use) valeur des écosystèmes ? valeur
Institutional dimensions (e.g. governance, management) intérêt pour l’aménagement / questions écologiques
Social-relational dimensions (e.g. collaboration, [[social]] learning, power dynamics) quels [[enjeux]] de pouvoirs ? quels liens entre les groupes ? quels groupes ?
Contextual dimensions (e.g. history, [[culture]], political systems, knowledge systems, socio-economic systems) équité dans une logique post/dé-coloniale
Individual dimensions (e.g. agency, identity, sense of place, behaviour, perceptions) » (Biggs et al., 2021, p. 109) (pdf)