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définition

notion développé par malcom ferdinand dans une écologie décoloniale pour faire le lien entre la brutalité humaine de l’esclavage et la destruction de l’environnement dans le cadre de la colonisation

L’habiter colonial fut ainsi adossé à un ensemble d’actions qui déterminent les frontières entre ceux qui habitent et ceux qui n’habitent pas.

Ferdinand (2019)

une forme particulière d’habiter : l’habiter colonial

Ainsi, l’habiter colonial désigne une conception singulière de l’existence de certains humains sur Terre – les colons –, de leurs rapports avec d’autres humains – les non-colons – ainsi que leurs manières de se rapporter à la nature et aux non-humains de ces îles. Cet habiter colonial contient des principes, des fondations et des formes.

Ferdinand (2019)

l’habiter colonial, c’est la manière dont les colons se comporte avec les autres humains et le non-humain (la nature). cette manière d’habiter montre qui sont les colons, comment ils pensent et ce qu’ils aiment

Cet entrelacement de l’habiter colonial et de l’exploitation humaine se retrouve dans le vocabulaire officiel des autorités royales et coloniales françaises où le mot « habitant » est confondu avec celui de « maître ».

Ferdinand (2019)

Cet entrelacement de l’habiter colonial et de l’exploitation humaine se retrouve dans le vocabulaire officiel des autorités royales et coloniales françaises où le mot « habitant » est confondu avec celui de « maître ».

Ferdinand (2019)

ce qui m’intéresse là, c’est de voir est-ce que cet habiter colonial est toujours présent dans la manière dont on conçoit l’aménagement ? est-ce qu’il y a d’autres formes d’habiter qui sont là ? par exemple, des habiter non coloniaux ?

historique

Caractéristiques

une variation sémantique qui désigne ce qui est dedans ou pas

le mot habiter sert à inclure des choses et en exclure d’autre au sein d’un processus particulier, et pas à décrire des faits matériels

c’est intéressant parce que ça renvoie aux concepts de légitimité et d’ appartenance

pourtant, habiter est quelque chose de fondamental chez l’homme

habiter est directement lié au fait de vivre en tant qu’Homme. Mais malcom ferdinand dit que cette approche ne correspond pas à l’habiter colonial, parce qu’elle lisse les variations entre les hommes en un homme seul, et non comme un processus de groupe sociaux

des formes d’habiter qui structurent encore la martinique aujourd’hui

la manière d’habiter, d’occuper l’espace et de s’en servir pendant la colonisation a des effets sur le fonctionnement de la société. L’espace est privatisé, c’est à dire qu’il n’appartient qu’à quelques uns, et les terres sont défrichée pour faires de grandes plantations. Ces pratiques sont coloniales et sont faites pour exporter des biens vers la métropole. Aujourd’hui encore, cette manière de faire persiste par l’aménagement du territoire.

C’est intéressant parce que l’aménagement du territoire devient un objet colonial / décolonial : de ce point de vue, ça structure ma question de thèse dans une perspective où ça permet de concilier les deux fractures de la colonisation => c’est peut être ça mon sujet, ou en tout cas une manière de le reformuler : comment faire apparaitre les deux fractures de la colonisation dans un modèle de prospective, pour pouvoir penser le futur avec et le décoloniser

exemples

références

References
  1. Ferdinand, M. (2019). Une écologie décoloniale. In urn:isbn:9782021388497. Éd. Seuil.