Abstract¶
Ce chapitre présente une réflexion conceptuelle sur le risque. En mobilisant de la littérature, nous développons l’idée que le risque est la conséquence non seulement d’un aléa pas ou peu contrôlable, mais aussi d’une conduite face à celui-ci. Nous nous inscrivons ainsi dans l’idée que le risque n’est pas naturel, mais bien le résultat d’une configuration institutionnelle et sociale.
Key Points¶
le risque est la composition d’un aléa et d’un enjeu
il n’y a donc pas de risque “naturel”, étant donnée que l’exposition d’un enjeu à un aléa est toujours le fruit de décisions ou de rapports de force
bien que très présents dans le langage courant, le vocabulaire du risque nécessite d’être clarifié, car des sens très différents peuvent être pris par les mêmes mots
Idées en vrac
il y a de nombreuses conception du risque
par exemple, adaptation est un mot profondément polysémique : on l’entend dans le sens on s’adapte avant un événément, pour préparer l’adaptation, alors que souvent on l’entend aussi pour dire “on s’adaptera”, dans le sens où il n’y a aucune action à entreprendre avant l’événément / la crise
on voit bien que la survenue d’un événément particulier est le concept central du risque : il structure ce qu’il y a avant, ce qu’il y a après
on peut assimiler cet événément à une catastrophe : de manière générale, il se décline aussi de plein de manière : espérance, événement, catastrophe
on peut ensuite décliner de nombreuses manière l’avant : préparation, anticipation, gestion (ce qui fait de nombreux liens, notamment avec le chapitre 3 aménagement), mais aussi vulnérabilité, exposition
on peut ensuite décliner de nombreuses manières l’après : résilience, résistance, reconstruction
Ce chapitre conceptualise le risque, pour avoir une vision cohérente au fil de la thèse des différents termes et concepts employés.
Il s’articule en trois parties :
Crise, perturbation ou catastrophe : l’événement au coeur du risque¶
=> la notion de risque s’articule toujours autour d’un événément particulier, réalisé ou craint, probable ou certain. Pourtant, la nature précise de cet événément est sujette à interprétation
au coeur de la notion, un événement
il peut être réalisé ou non
possible ou probable
développer sur l’incertitude, qui est une composante fondamentale du risque (cf film Magma, évacuation de basse terre en 1967, gestion COVID ? etc)
quel événement exactement ? pour qui ? quels phénomènes ? mécanismes ? est-ce que trop prévoir le risque, ça ne constitue pas un risque en soi ?
la crise, la catastrophe : faire le lien avec la catastrophe de Saint-Pierre (1902)
L’avant-crise¶
=> avant la crise, c’est à dire en amont de l’événement, on a à notre disposition de nombreux concepts, pas toujours cohérents. Ils sont d’action ou d’état. D’action, on parle d’adaptation (et de mitigation un petit peu), puis de préparation. On parle ensuite d’état, avec les concepts de vulnérabilité, d’exposition.
mitigation, adaptation ou préparation : des postures variées face au risque futur
mitigation : on supprime complétement le danger
adaptation : une forme de renoncement, on accepte ce qui va arriver (et dans une certaines forme, on s’y prépare)
préparation : une question d’échelle : individuelle vs collective ? à court terme vs à long terme ? en profondeur vs de manière légère
vulnérabilité, enjeu et exposition : évaluer le risque ex-ante
vulnérabilité :
enjeu
exposition
(re)distribution et transfert du risque : le cas des assurances et de l’action publique
les assurances permettent un transfert du risque, mais pas pour tout le monde (enjeu éthique)
Idées en plus :
acceptation / renoncement : comment vivre dans des contextes saturés de risques ?
[[6a0ad737-44ac-4b2f-86d8-739b2f8604c5]] : qui est légitime d’évaluer le risque, et notamment de l’évaluer pour les autres ? exemple de mesures restrictives pour “protéger” les femmes par exemple
L’après-crise¶
=> après la crise, c’est à dire après la réalisation de l’événément (ou dans la manière dont on imagine l’après avant que celui-ci ne se réalise), on a différents concepts qui recoupent l’idée d’un retour à la normale : résilience, résistance (enfin résistance c’est plutot un concept de pendant la crise, mais ça me parait quand même pertinent de le mettre là), etc
le retour à la normale : vraiment ? pourquoi ? => mobiliser la réflexion sur les systèmes complexes (antifragilité, le mec des cygnes noirs)
résilience vs résistance : le roseau plie mais ne rompt pas
les reconfigurations sociales et spatiales après un événement majeur
la question de la réparation, des pertes et dommages et de la responsabilité historique
Risque : concepts et applications
Ce chapitre présente une réflexion conceptuelle sur le risque. En mobilisant de la littérature, nous développons l’idée que le risque est la conséquence non seulement d’un aléa pas ou peu contrôlable, mais aussi d’une conduite face à celui-ci. Nous nous inscrivons ainsi dans l’idée que le risque n’est pas naturel, mais bien le résultat d’une configuration institutionnelle et sociale.
Qu’est-ce que le risque ?
Nous nous appuyons sur plusieurs sources de littérature :
- la littérature sur la résilience (Reghezza-Zitt)
Le risque est avant tout construit par les choix de sociétés. Ce constat implique qu’il est possible, par des choix judicieux, d’agir sur le risque futur. C’est le sens de cet exercice de prospective : éclairer les conséquences sur les risques futurs de choix d’aménagement d’aujourd’hui.
3_contexte/risque.md
redaction/risque/esquisse
risque
vulnérabilité
exposition
résilience
théorie
épistémologie
le risque est la composition d’un aléa et d’un enjeu
il n’y a donc pas de risque “naturel”, étant donnée que l’exposition d’un enjeu à un aléa est toujours le fruit de décisions ou de rapports de force
bien que très présents dans le langage courant, le vocabulaire du risque nécessite d’être clarifié, car des sens très différents peuvent être pris par les mêmes mots
Risque : concepts et applications