Abstract¶
Dans cette partie, nous présentons plusieurs études de cas. A travers des sources de terrain, des documents d’urbanisme et des représentation graphiques, nous présentons les spécificités de chacun des territoires étudiés. Nous essayons d’en tirer de grandes caractéristiques.
Problématique proposée par claude : comment le paysage, entendu comme lecture holiste du territoire, permet-il de construire un modèle opérationnel du risque ?
idées en vrac :
la Martinique est un territoire qui croise de nombreux risques
en plus des risques “naturels”, il y a des contraintes socio-historiques importantes
l’aménagement du territoire est une conséquence de l’histoire
l’étudier permet de repérer dans l’espace des héritages historiques, notamment ceux liés à la colonisation et à l’esclavage
l’exposition au risque (cyclonique) est très différente selon le groupe social
en particulier, les personnes les plus précaires sont aussi les plus exposées
les zonages réglementaires influencent la construction de l’espace
ils ne sont pourtant pas tout puisssant, et beaucoup de choses se passent dans leurs marges
les zonages anciens, comme les tracés d’anciennes plantations, le marronnage ou la zone des 50 pas géométrique ont encore une influence sur le peuplement aujourd’hui
des zones construites en dehors d’un cadre formel sont aujourd’hui réintégrées dans ce cadre formel (Volga plage, zone des 50 pas)
on peut voir à travers le croisement de données de l’INSEE et de données d’urbanisme qui est le plus exposé
cette information permet de prendre en compte des vulnérabilités existantes dans des mesures d’adaptation
J’aimerais adopter une structure commune pour tous mes paragraphes :
contexte :
=> comprendre quels sont les spécificité de ce lieu particulier, notamment au regard du reste de la Martinique (l’idée est qu’au travers de plusieurs exemples, on ai accès à la variété de paysages physiques et sociaux qu’offre la Martinique)
commencer par une présentation générale, avec les grandes caractéristiques, éventuellement la trajectoire historique du lieu
une présentation de site / situation
puis plus localisée avec un bloc diagramme qui présente le socio-écosystème à cet endroit précisement
éléments particuliers :
=> identifier les spécificités de cet endroit en terme de risque cyclonique / d’adaptation
documents d’urbanisme
verbatims d’entretiens
photos de terrain
interprétation, mesures
=> interpréter cet espace, commenter les mesures mises en place
=> commencer à tendre vers une stylisation des faits, pour pouvoir les modéliser ensuite
On adopte une approche par le paysage, donc il faudra commencer par développer cette question en premier : qu’est-ce qu’un paysage, quel est l’apport de cette notion, en quoi est-ce que ça peut devenir une méthode, et comment l’articuler avec la (géo)prospective et la notion de socio-écosystème.
Peut être alors un plan en trois parties
Introduction¶
On en arrive donc à la question de recherche suivante :
question - Unknown Directive
question - Unknown Directive:::{comments} Comments
Est-ce que c'est comprendre ou est-ce que c'est anticiper / évaluer ?
- Cette question se décline en sous-questions :
- Quel est l'apport du concept de socio-écosystème dans pour la modélisation de l'adaptation ?
- Comment les territoires martiniquais sont-ils exposés au risque cyclonique ?
- Quelle typologie de territoires, risques et stratégies d'adaptation peut-on identifier ?
Ces trois questions guident notre approche. Dans une première partie théorique, nous montrons que les concepts de paysages et de socio-écosystème se répondent, et permettent d'appréhender de manière globale le fonctionnement d'un territoire. La seconde partie est dans un format monographique. Dans une approche paysagère, nous décrivons des territoires martiniquais à partir d'une démarche de terrain d'observation, de photographie et de données qualitatives et spatiales variées. Dans une troisième partie, nous tentons d'identifier des stratégies d'adaptation et des expositions aux risques. Nous réalisons une première montée en généralité sous la forme de faits stylisés.
## Approche par le paysage
=> une partie un peu plus théorique, qui développe l'idée que l'approche par le paysage est intéressante pour étudier les socio-écosystème
### Du particulier au général, une tension fondamentale entre la géographie et la prospective :
- => d'une part, la géographie s'intéresse souvent à des cas particuliers, dans une approche très monographique et qualitative
- La méthode centrale de la géographie est le terrain (d'enquête). Celui impose des contacts avec des lieux, des réalités et des acteurs précis. Il permet de ce fait d'appréhender de manière globale les phénomènes, dans leur contexte. Cependant, cette contextualisation rend tout conclusion très spécifique : ce qui est vrai dans un contexte n'est plus vrai, ou en tout cas pas forcément vrai, en dehors de ce contexte (et à fortiori dans un autre contexte).
- => d'autre part, le propre de la modélisation est justement de monter en généralité, de sortir de la particularité pour identifier des phénomènes, des lois, des mécanismes, que l'on peut extraire de leur environnement global pour l'expliquer malgré tout
- La modélisation abstrait les phénomènes pour les réduire à quelques lois fondamentales qui suffisent à décrire les phénomènes. Ce travail de décontextualisation, qui permet de réduire la quantité d'information nécessaire pour décrire un système tout en conservant la capacité explicative de la représentation, donne l'illusion qu'un modèle peut fonctionner dans tous les contextes, qu'il est a-contextuel.
- Pourtant, si c'est vrai de certains modèles, qui représentent certains mécanismes, cette possibilité se fait au prix de grands sacrifices, à la fois sur la puissance explicative du modèle, et à la fois sur cette simplification
- => il y a donc cette tension qui est fondamentale dans mon sujet de thèse, qui est de lier le général au particulier, sans trahir (ou en trahissant ? cf le truc de umberto eco sur la traduction) l'un ou l'autre + pourtant il y a tout une part de la géographie qui s'intéresse à une autre manière de faire de la géographie, avec notamment le tournant quantitatif
- Pourtant cette tension est déjà centrale dans chacune des approches, y compris prise séparément.
- Ainsi, dans le domaine de la modélisation intégrée, la question du degré de précision d'un modèle est centrale.
- Par exemple, dans le cadre de l'évaluation des impacts du changement climatique, plusieurs niveaux d'abstraction ou de précision sont possibles; ils sont l'objet à la fois de débats et de critiques [@genelot_fonctions_2026]
- De la même manière, des courants de géographie cherchent à monter en généralité et en asbtraction :
- le tournant quantitatif en géographie
- La géoprospective
- La [géoprospective](../notions/geoprospective.md) est définie comme une communauté de pratique dont la finalité est de "mettre la dimension spatiale, sous toutes ses acceptions, au cœur de la démarche prospective, depuis la caractérisation des dynamiques spatiales et temporelles du système, l’intégration des interactions multi-échelles jusqu’à la simulation spatialement explicite des changements futurs possibles pour l’évaluation qualitative et quantitative de leurs impacts" [@houet_usages_2015, p. 2].
- Il s'agit ainsi d'un ensemble de techniques et de méthodes qui permettent de spatialiser l'approche prospective, et ce notamment dans une dimension de planification territoriale.
- Cette approche s'inscrit dans le tournant quantitatif de la géographie, qui voit l'apparition d'outils numériques au sein des méthodes des géographes.
### Le paysage et socio-écosystèmes : une approche pertinente :
- Ici, on montre que le paysage permet d'introduire les notions d'espace perçu / d'espace vécu, et donc d'introduire le caractère situé et normatif de la fabrique de l'espace.
- On se heurte à nouveau à un problème dans l'approche générale de la modélisation prospective, qui se veut plutôt neutre. Or, les techniques issues de la modélisation d'accompagnement permettent de dépasser ce problème => apport sur la possibilité de réalités perçues différentes.
- => le paysage permet une approche holistique de son environnement : en le saississant du regard, elle englobe tout. C'est donc un mouvement radicalement monographique, qui s'inscrit du coup complétement dans l'approche géographique de la chose
- => son pendant côté modélisation est le socio-écosystème, qui est une description figurée (et généralisée) du paysage
- Commençons par une première définition
- On peut définir très basiquement un socio-écosystème comme la combinaison d'un écosystème (dimension non-anthropique) et des systèmes sociaux adjacents (dimension anthropique).
- C'est un concept qui a une vocation avant tout opératoire, pour penser simultanément le vivant et le non-vivant, et qui se définit avant tout par ce qu'il permet de penser plus que par ce qu'il décrit directement.
- « ‘Social-ecological systems’ (SES) is an emerging [[concept]] for understanding the intertwined [[nature]] of human and natural systems in this new, interconnected and interdependent way. » ([Biggs et al., 2021, p. 5](zotero://select/library/items/69JWBCIE)) ([pdf](zotero://open-pdf/library/items/BHDSPBYQ?page=38&annotation=QP3THE3K))
- Plusieurs caractéristiques nous intéressent ici.
- D'abord, l'idée que les systèmes humains et naturels sont entremelés, interconnectés et interdépendants.
- Bien que la distinction entre ce qui relève de l'humain et du naturel est largement critiquée [Descola, etc], ce concept permet d'appréhender simultanément des objets habituellement traités par des outils et corpus disciplinaires séparés.
- Ce constat est particulièrement vrai dans le cadre des écosystèmes côtiers, à fortiori en intégrant la dimension physique des cyclones.
- Ainsi, d'une part, les sciences dures étudient les littoraux, leurs dynamiques sédimentaires, l'évolution du niveau de la mer, l'érosion.
- D'autre part, les écologues et biologistes travaillent sur la qualité de la biodiversité dans ces espaces.
- Enfin, les sciences sociales (géographie, économie, histoire) s'intéressent essentiellement aux activités humaines et à leur évolution.
- L'utilisation du cadre conceptuel du socio-écosystème permet de décaler l'attention non plus sur l'étude précise d'une des composante du système (mangrove, érosion, habitat sponatané, etc), mais sur les interactions entre les composantes du système.
- Ainsi, il ne s'agit pas de prétendre à une approche totale, qui serait la somme des expertise de chacune des disciplines qui s'attache à des composants particulier.
- Au contraire, notre objet d'étude est le système en tant que tel, et les interactions qui le compose.
- Ensuite la notion de système complexes, et leur caractère "emmelé" (intertwined).
- L'idée que le tout est plus que la somme des parties est centrale dans notre posture.
- En effet, nous nous intéressons non seulement au composants du système, mais aussi à leur coévolution, et aux effets de leurs coévolutions sur les composants du système.
- Enfin, la liaison entre les composants anthropiques et non anthropiques permet de penser des interactions complexes.
- Ces caractéristiques en font un objet opératoire utile, qui permet de faire le pont entre le paysage et le modèle, dans le but d'appréhender de manière holistique les écosystèmes côtiers.
- => ces deux notions se repondant plutot bien, on va les mobiliser pour traduire les études de cas en modèle : c'est un peu notre clé primaire pour passer des monographies au modèle abstrait.
- schématiquement : territoire <=> paysage <=> socio-écosystème <=> système dynamique
- En terme de méthodologie, on part d'une monographie pour avancer petit à petit vers un modèle de plus en plus abstrait.
- Modélisation d'accompagnement
- La modélisation d'accompagnement permet de faire le pont entre le socio-écosystème et la modélisation et la prospective, et donc d'introduire l'idée qu'un espace est vécu plus que réel, qu'un risque est perçu plus que mesurable, globalement toutes ces notions autour du caractère situé de la connaissance (cf science post-normale ?)
## Etudes de cas : comment les aménagements déplacent-ils le risque ?
=> dans cette partie, on décrit les territoires selon le modèle montré plus haut selon la problématique suivante :
- Comment les aménagements déplacent-ils le risque, en jouant sur l'aléa ou sur l'enjeu ?
- A travers plusieurs exemples, nous montrons que les mesures d'adaptation de la bande littorale peuvent jouer sur l'enjeu ou sur l'aléa.
- Les aménagements consistent en un remodelage de l'espace. Nous verrons q
### Déplacer l'aléa : la rêve de ne pas changer le fonctionnement de la société
### Décathlon du Lamentin :
:::{figure} ../figures/cartes/lamentin.png
:name: carte_lamentin
Cartographie du Lamentin
Commentaire
Situation
Cette zone se situe dans le sud de Fort-de-France, dans la commune du Lamentin. Il s’agit d’une zone commerciale, placée le long de l’autoroute A1. Cet axe est un axe majeur entre le centre (et notamment Fort de France) et les communes du sud.
Site
Volga Plage (Fort de France) :¶
choses à regarder
cette article (bon, cité 1 fois depuis 1991 et fait par un chercheur indépendant donc à prendre avec des pincettes, mais ça peut être intéressant ne serait-ce que pour les citations) ROLLE, 1991
et aussi regarder ça, je crois qu’il y a un chapitre qui parle de Volga-plage : Gidel, 2014

Figure 1:Cartographie de Volga Plage
Sainte-Luce :¶
Sainte-Luce, un choix de restauration fondé sur la nature pour la protection contre l’érosion

Figure 2:Cartographie de Sainte-Luce
titre : restaurer les écosystèmes pour protéger les activités touristiques
Déplacer l’enjeu : renoncer tôt pour planifier l’avenir¶
Le précheur¶

Figure 3:Cartographie du precheur
Macouba :¶

Figure 4:Cartographie de Macouba
Montée en généralité¶
=> on identifie dans cette partie des grandes tendances, des mécanismes particulier, des catégories. On est encore dans un travail de type géographie, mais on est déjà un petit peu plus dans l’abstraction. C’est la base du chapitre suivant, qui vise à abstraire encore plus ces répresentations pour en faire des modèles.
mais quel fil conducteur ? peut être un truc du genre : du paysage au modèle, décrire pour généraliser (c’est très nul pour l’instant mais ça montre bien la tension classique entre le particulier et le général (qui est d’ailleurs peut être la tension ultime et fondamentale entre la géographie et la prospective) ) petit changement
- ROLLE, W. (1991). Rénovation Urbaine et Anomie Communautaire. Tyanaba: Revue de La Société d’anthropologie, 1–2, 89.
- Gidel, M. (2014). Fermetures et Porosités Dans Les Territoires Urbains à Fort-de-France (Martinique) et Port of Spain (Trinidad et Tobago) [These de Doctorat]. Paris 10.